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La
fonction du Kiné du sport
Le
suivi de terrain
En
Club
En
Equipe de France
connaître le lieu de
compétition
le suivi de grandes manifestations
le salaire du Kiné
du Sport
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Le
suivi en cabinet
Conclusion
D'après l'article de Yves
LELIEVRE,
masseur-kinésithérapeute du sport
:
LELIEVRE Y., Kinésithérapie
du sport,
SMS, n°10, Paris, 1997, p21-23
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Le
kinésithérapeute du sport est avant
tout un kinésithérapeute DE ayant
la plupart du temps (80%) effectué une formation
spécifique.
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Cette
formation complémentaire lui apporte une
base de connaissances propres aux sports :

pathologies sportives (musculaires,
articulaires, tendineuses)

physiologie
de l'effort musculaire, notions d'entraînement

physiologie
et électrothérapie adaptées
aux sports

urgences de
terrain

étirements

échauffements,
récupération

chronobiologie

nutrition appliquée
aux sports

certaines bases
de thérapies manuelles

contentions
souples et strappings

dopage...
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Le
kinésithérapeute du sport fait partie
intégrante de commissions médicales,
nous le retrouvons à tous niveaux :
Clubs

Commissions
médicales régionales (ligues,
CR0S...)

Fédérations
avec un kinésithérapeute national
fédéral qui coiffe des collectifs
composés de kinésithérapeutes
d'équipes nationales

CNOSF
avec deux kinésithérapeutes élus
au niveau d'une commission restreinte, deux kinésithérapeutes
nommés au niveau d'une commission élargie

CPLD
(Commission nationale de Lutte contre le Dopage),
un kinésithérapeute de la SMFKS
est nommé en qualité d'expert.
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Son exercice est double :
le
suivi de terrain,
le
suivi en cabinet, ou dans son service.
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Plusieurs cas de figures possibles.

EN CLUB

Le kinésithérapeute du sport est
souvent seul, sans assistance médicale
(ce qui n'est pas le cas dans les clubs professionnels).
Il se déplace de quelques heures à
quelques jours, souvent le week-end (pour une
coupe d'Europe le déplacement est de
cinq à sept jours).

son rôle :

surveillance
du match ou de la compétition, (il intervient
sur décision de l'arbitre, du juge).
Il doit être capable d'évaluer
rapidement la gravité du traumatisme,
de décider si le sportif doit déclarer
forfait temporairement ou définitivement
(article 11 décret n° 96-878 du
8 octobre 96 du ministère du travail
et des affaires sociales).
"En
cas d'urgence, et en l'absence de médecin",
il est habilité à effectuer des
gestes de première nécessité
(article 10 du décret du 8 octobre).
Il peut
participer à la préparation musculaire
du sportif, à son échauffement
(par des étirements actifs...). Il peut
effectuer des soins préventifs avant
une compétition (contentions) et traiter
les petites pathologies post-compétition
(hématomes, petites plaies...). Il peut
enfin participer à la récupération
(par des étirements passifs). Il veille
à la bonne hydratation de l'athlète
et peut, à sa demande lui distribuer
des rations énergétiques.
Sa compétence est spécifique
et ne peut s'improviser, il doit être
capable d'évaluer, traiter, ou évacuer
; sa décision peut être déterminante
pour le résultat d' un match.
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EN
ÉQUIPE DE FRANCE

le kinésithérapeute du sport est seul
ou accompagné d'un médecin, selon
l'importance du stage ou de la compétition,
des moyens de la fédération.

Plusieurs interventions sont possibles :

les stages de
regroupement, de sélection, de préparation
Il n'y a pas de décisions d'urgence ni à
priori d'enjeux. Il intervient sur des petites blessures,
il est là "au cas ou";
il peut :
participer avec
l'encadrement à la préparation physique,
effectuer des
bilans morphostatiques , des tests d'efforts
profiter de
ces stages pour conseiller, prévenir, éduquer,
son rôle est ici essentiellement préventif.

en compétition
:
la compétition
dure un jour ou deux : le rôle
est le même que celui du kinésithérapeute
de club.
la compétition
dure plusieurs jours : le kinésithérapeute
du sport doit évaluer le matériel
à emporter en fonction du nombre d'athlètes
participant et en supputant les pathologies possibles...
(cela peut aller d'une simple valise à plusieurs
cantines métalliques..). Il doit connaître
l'encadrement médical : médecin rattaché
à l'équipe ou médecin officiel
de la compétition...
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Connaître
le lieu de compétition

Dans certains pays il est nécessaire de
prévoir une médicalisation de base
d'urgence.
Evaluer les blessures : savoir si un joueur blessé
pourra tenir sa place dans les jours à
venir. Le kinésithérapeute du sport
informe l'entraîneur, il est la charnière
entre le sportif, le médecin, l'entraîneur,
le préparateur physique.

Ses horaires sont variables : les soins se répartissent
en fonction des entraînements, des compétitions,
des transports, des heures de repas, des réceptions
officielles ; il faut s'adapter... cela peut aller
de 6 heures du matin à minuit voire plus...(
en moyenne un kinésithérapeute s'occupe
de 15 à 20 personnes par jour).

Le kinésithérapeute du sport a souvent
une chambre seule, ce qui lui permet de la transformer
en PC médical qui devient vite le lieu
de rendez-vous de l'équipe. Le kinésithérapeute
du sport a le rôle très privilégié
de confident ; l'athlète en déplacement
se confie "au kiné", lui raconte
ses angoisses ses craintes..., il n'est pas un
censeur comme l'entraîneur ou le médecin...
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Le
suivi de grandes manifestations

Le grand public ne connaît que les Jeux
Olympiques...
Il existe différents regroupements dont
sont issus les futurs champions... à savoir
:
les Jeux de
l'Avenir (jeunes de 15 ans)
les JOJE d'hivers
et d'été (Jeux Olympiques de la
Jeunesse Européenne, jeunes de 17 ans)
les Jeux de
la Francophonie (regroupant les athlètes
francophones déjà confirmés)
les Jeux Méditerranéens
(regroupant les mêmes athlètes qu'aux
Jeux Olympiques)
pour ne citer que les principaux...

L'action et le rôle du kinésithérapeute
du sport est le même qu'en équipe
nationale, cependant l'ambiance est différente
:

le lieu des
soins est commun à toutes les équipes
et il n'est pas rare qu'un kinésithérapeute
aide un collègue d'une autre discipline,
cela permet des échanges et des contacts
nouveaux...

Généralement
une telle manifestation est coiffée par
un staff médical. Au CNOSF le président
de la commission médicale est assisté
par un à deux kinésithérapeutes.

Le staff installe
le matériel médical, organise le
centre de soins, planifie les tours de garde en
fonction des compétitions. Il est la jonction
entre le médical des équipes nationales
et l'organisation centrale. Il aide au besoin
les autres équipes et soigne parfois les
équipes étrangères qui n'ont
pas d'assistance médicale.

En fin de
compétition, il établit un bilan
de ces jeux (statistiques du matériel utilisé,
du nombre de blessés par discipline, localisation
des blessures, des pathologies rencontrées...)

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Le
salaire du
Kiné du Sport

Il touche des vacations ou ce qui devient plus fréquent
un salaire. Beaucoup pensent que "le kiné
du sport " est bien payé, ce qui est
loin d'être le cas : son salaire varie de
65 à 155 €
par jour, ce qui n'est pas sans poser des problèmes :
92% des kinésithérapeutes du sport
exercent en libéral. |
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Le kinésithérapeute du sport est,
bien entendu, un kinésithérapeute
DE comme les autres mais sa formation spécifique
lui donne "un plus" : il recherche le
"POURQUOI" des problèmes. Son
rôle est d'éduquer pour prévenir.

Chez le sportif occasionnel 60% des accidents
seraient dues à une erreur d'entraînement
:

augmentation
trop rapide de la fréquence, de l'intensité,
de la durée de l'effort ; les fibres
musculaires n'ont pas le temps de s'adapter, les
métabolismes n'ont pas le temps de se re-synthétiser

reprise trop
rapide après un arrêt prolongé

pas ou peu
d'échauffement : souvent une seule pommade
chauffante...

pas ou peu
d'étirements (un entraînement spécifique
diminuerait la mobilité de 5 à13%
pendant 48 heures)

mauvais étirements
: les rebonds sollicitent le FNM et l'on étire
un muscle qui se contracte, doù risques
de micro lésions

mauvaise hydratation
(une perte d'eau non compensée de 2% entraîne
une perte de puissance de 20%, une perte de 4%,
une baisse de 40%...)

mauvaise diététique
(alimentation trop acide...)

mauvaise hygiène
dentaire (les caries peuvent être responsables
de tendinites) ...

Autant de problèmes qu'il faut cerner
pour éviter les récidives.

Rechercher s'il y un problème de statique
:
Il faut établir un bilan kinésithérapique
pour rechercher les chaînes musculaires
dominantes :
une chaîne
d'extension peut être responsable d'un syndrome
de l'engagement, de maladie d'Osgood...
une lésion
du jumeau interne peut être due à
une chaîne d'ouverture dominante...
une déchirure
du demi-membraneux peut être la conséquence
d'une chaîne de flexion...
un "syndrome
de l'essuie-glace" peut provenir d'un genu
varum...

Le traitement effectué par le kinésithérapeute
du sport est dans un premier temps classique :
MTP, physiothérapie, musculation, proprioception...
En plus il pose des contentions, il étire
les chaînes musculaires responsables.
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Le
kinésithérapeute du sport a donc plusieurs
facettes :
son
action sur le terrain où il agit en expert,
il n'est pas que celui qui donne un coup de bombe
magique.
son
action dans son cabinet ou son service ou il traite
mais aussi conseille, éduque, donnant aux
sportifs amateurs une base d'entraînement,
montre et apprend certains étirements adaptés
à la pratique de leur sport et à leur
pathologie...

Le kinésithérapeute du sport grâce
à ses connaissances spécifiques est
présent à tous les instants de la
vie du sportif, et de par ses actions discrètes
de vigilance, de soins et de conseils pendant les
compétitions, est un des garants de la bonne
condition physique à l'effort. Il a une double
action : CURATIVE et PREVENTIVE. |
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